Les cosmétiques forcés de changer pour ne pas finir à la poubelle

En France, la fabrication des produits de beauté est un des plus gros pôles économiques. Nous sommes celles et ceux qui investissent le plus dans ce secteur en Europe, et qui en exportent le plus. Mais il connaît actuellement un énorme bouleversement. Spécialisé dans la vente à prix discount de produits de beauté et d’articles de parapharmacie, Pharmafutur est aux premières loges pour l’observer.

Citron, aloe vera, concombre, miel, la recette parfaite d'un produit cosmétique ?

Retrouvez sur notre site toutes les nouveautés des grandes marques de cosmétiques, comme Nuxe ou Caudalie, étudiées pour répondre aux nouvelles exigences des consommateurs.

Les cosmétiques français en chiffre

Les chiffres parlent d’eux mêmes et donnent le tournis. Français et Françaises achètent chaque jour plus de 500 000 shampoings, 300 000 produits de beauté et d’hygiène et près de 160 000 flacons de parfum. Cela représente un budget annuel d’environ 205 euros par foyer rien que pour ces produits. Derrière ces chiffres se posent aussi les attentes des consommateurs. Au vu de la forte concurrence, les entreprises ont l’obligation de répondre à leurs exigences. De plus, avec les applications qui rend la lecture des compositions beaucoup plus simples, un joli packaging n’est absolument plus suffisant.

Bad buzz : le super pouvoir des consommateurs

C’est la pire crainte des marques de cosmétiques à l’heure actuelle : être dans le collimateur des applications pour smartphone qui permettent de noter leurs produits en fonction de la composition. Si l’indicateur est dans le rouge, le bad buzz est étalé sur les réseaux sociaux et c’est toute la marque qui en pâtit. Les consommateurs ont désormais un réel pouvoir sur cette industrie. Et c’est une bonne chose car on parle de votre santé et de celle de la planète.

Pourquoi les marques n’ont pas agit plus tôt ?

Si les scientifiques savent depuis un moment que certains produits sont nocifs pour nous comme pour l’environnement, ce n’est que maintenant que l’industrie des cosmétiques s’en soucie. La raison ? Il y en a en réalité une multitude. Si les marques n’ont pas réagi tout de suite, c’est en partie parce que trouver de nouveaux ingrédients avec la même efficacité représente un coût, et donc une perte de rentabilité. Cela génère de nouvelles recherches, des phases de test, et comporte le risque que l’ingrédient soit plus cher à se procurer et que la nouvelle formule ne remplisse pas les mêmes promesses que la précédente. Mais les études sur les perturbateurs endocriniens, les substances allergènes et irritantes se multipliant, il n’est plus possible de cacher la poussière sous le tapis.

Tous les secrets de la chimie à portée de smartphone

Par ailleurs, de nouveaux outils digitaux ont en effet envahi notre quotidien pour nous aider à comprendre la composition des produits, et ce sans aucune connaissance en chimie. Car oui, comment deviner que l’acide salicylique de votre shampoing est utilisé comme antipelliculaire, anti-acné, exfoliant et conservateur ? Et qu’en parallèle, il perturbe légèrement la production de testostérone ? Dorénavant, le consommateur peut tout savoir en étant muni d’un smartphone. Les ventes étant directement liées à ces publications, le surcoût pour développer de nouvelles solutions est peu cher payé en comparaison d’une réputation ruinée.

Clean beauty : la nouvelle tendance des cosmétiques

Les internautes ont pris l’habitude de laver leur linge sale en public. Ce règlement de comptes virtuel à eu raison de certaines marques de cosmétiques qui ont aujourd’hui totalement coulés. D’autres ont réussi à nettoyer leur image en proposant de nouvelles gammes de cosmétiques totalement transparentes. La plupart n’a d’ailleurs pas attendu pour sortir son épingle du jeu en adoptant un discours bio, naturel et éthique. La tendance est en effet très marquée. Les consommateurs veulent non seulement des produits bons pour leur santé et aussi qu’ils soient respectueux de l’environnement et de la planète. Leur fabrication, leur composition ou leur utilisation ne doivent pas être nocifs pour l’environnement (ou tout du moins chercher à minimiser les dégâts) et surtout ne générer aucune souffrance animale.

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